Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

1. Naissance

Naissance d’un cercle avec le concours des circonstances

À l’instigation de Gaétan Roger

de la vie culturelle de Chambly chargé

un concours de poésie est organisé

lors d’un printemps inspiré                 (en 1989)

Succès inespéré  du concours                      (85 poèmes présentés)

enthousiasme débordant de Gaétan            (régisseur socio-culturel de Chambly)

suggestion aux deux heureux gagnants      (1er prix Michèle Michaux, 2e René Boulianne)

de fonder un cercle  sans retour

Michèle se montre réticente

À occuper la présidence

elle cède siège à René qui lui confie

sans hésiter la trésorerie

À Chambly  56 rue Martel

à  la Maison cultuelle

le lieu des réunions

du groupe en formation

Le premier noyau du cercle formé

de membres actifs de la SNQ                (Société nationale des Québécois Chambly-Carignan)

association  qui fournira les écus

afin de les coûts de la charte défrayer

heureuse de promouvoir l’objectif  visé

le français par la poésie rayonner

On se rappellera parmi les pionniers

Christian Monty  vice-président attitré      (Chambly)

Nicole Roy  secrétariat et publicité      (Chambly)

Raymond Pilote  animateur et conseiller   (La Prairie, membre par exception)

Hubert  Varin des relations chargé   (Chambly)

Suzanne Léger, doyenne respectée         (Chambly)

Gilles Rivest, photographe estimé         (Chambly)

Inspiré et fondé à Chambly

Majorité des pionniers de Chambly

Comme nom le cercle choisit

Poètes de la Seigneurie de Chambly

Puis simplement Poètes de Chambly

Enfin en 91 Poètes de la Montérégie

IL ÉTAIT  UNE FOIS UN ARBRE

Dans les archives des débuts des Poètes de la Montérégie on  remarque  les photos d’une personnalité qui revient à plusieurs reprises, Jocelyne Lecavalier. Ces photos réveillent des souvenirs  qui peuvent aider à débroussailler  les faits qui ont entouré  la naissance du cercle .
En effet en 1988 Jocelyne Lecavalier était présidente de  la Société nationale des Québécois, section Chambly-Carignan, et, par la suite,  est devenue  échevin puis maire de Carignan, Voyez là une sorte de  filiation puisque la ville de Carignan  accueille et soutient les Poètes de la Monrérégie  depuis 20 ans.
Dans la Société nationale des Québécois siégeaient René Boulianne, Michèle Michaud,
Raymond Pilote et  tout le premier noyau du cercle. On y discutait de la langue française et des moyens d’intervention pour la protéger, la défendre et l’illustrer. C’était là un milieu propice  à la fondation d’un cercle tel que le nôtre. Ces faits m’ont  inspiré  l’allégorie suivante.

Il était une fois un arbre

Ce bel arbre a un jour germé  dans la Seigneurie de Chambly

Sous l’égide de la Société nationale des Québécois de la section Chambly-Carignan

Terreau vraiment fertile cette Société a fait naître l’arbrisseau

auquel les racines unanimes accordèrent un premier nom

« Poètes de la Seigneurie de Chambly »

Les  premières radicelles de l’arbuste né  la Société nationale les a animés

Les a imbibés d’une sève de fierté : Défendre et exalter la langue française bien-aimée

Idéal qui a propulsé la verticale du tronc initial

L’a soutenu dans ses élans et ses aspirations

La généreuse Société lui a payé un nom officiel à afficher

Pour remplacer le nom premier très beau mais trop long et peut-être un peu ampoulé

Poètes de la Seigneurie de Chambly et aussi changer le deuxième nom Poètes de Chambly

Devenu avec le temps trop limitatif

Pour inscrire enfin dans la charte promulguée un nom élargi définitif :

Poètes de la Montérégie, nom dans les archives classé

Et dans  la tradition écrite fidèlement conservé

Pour éclairer les futures générations

Les aider à redresser les dérogations et les improvisations

Laissant au besoin la liberté de convoquer une générale assemblée

Si besoin était de réparer les possibles et  incohérentes discontinuités

Règle d’or pour éviter l’arbitraire, mettre tous les membres de concert

Et de la sorte  respecter un arbre désireux de se développer

Harmonieusement avec son passé qui l’a vu naître et évoluer

Assuré qu’un arbre déraciné est fatalement voué à se dessécher

Et si le feuillage présent       peut s’épivarder dans le vent

Il doit un fier bouquet aux antécédents

Aux racines, à la sève, au tronc, aux branches, éléments

Qu’il doit évoquer et proclamer honorablement

Pour légitimer ses festivités et ses boustifailles

Qui autrement avec le temps n’auront été que grands feux de pailles

Le bel arbre qui a mis vingt ans à croître mérite aubade de cette croissance prolongée

Seul un approfondissement ensemble concerté peut et doit la lui vraiment chanter

Souhaitons à l’arbre de resplendir et de rayonner

Dans toute l’effloraison que lui a constituée sa fresque historique

Qui est à la base de sa persistance et de sa cohésion

À nous de poursuivre dans la concertation notre réflexion

De l’émailler par de poétiques effusions

Car  le vingt cinquième de cet arbre valeureux…..s’en vient

Raymond Pilote, mars 2010