Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

3. Développement

Joyeux tâtonnements du début
et
Comment le souhait des normes est né

Premìères rencontres plutôt improvisées     (automne 89)

Pas de traces dans les archives laissées

Juste des souvenirs à rappeler

Le président agissant à son gré

Par téléphone membres convoqués

Pas de procès-verbal à présenter

Pas d’ordre du jour fixé

Pas de thème imposé ni proposé

Pas d’heure pour débuter

Lecture de poèmes à volonté

Tout comme les tasses de café

Pas de tour de table ordonné

À chacun de s’imposer

Ou de se faire prier

On commentait on riait

On placotait on projetait

Quand la faim nous prenait

Un St-Hubert on commandait

Repus on se quittait

Quand on reviendrait?

Nul ne s’en souciait

L’amitié se forgeait

La poésie végétait

Comment le souhait de normes est né

Après quelques réunions              ( fin 89 début 90)

Sans réglementation

Aux poèmes personnels

On substituait Hertel Claudel

Hugo Fréchette Anne Hébert

Dans leurs plus beaux vers

De la tradition militaire de Chambly       (depuis la guerre de 1812)

Une dame anglaise entichée de poésie     (dont on a le nom oublié)

Attirée par une annonce dans l’hebdo publiée

Avait enguirlandé l’assemblée

Et du pur William Blake avait débité

« I am black but my soul is white”

Le bel accent de nos voisins tant aimés

Pendant une heure au moins avait bourdonné

The Spirit of Solitude du très lyrique Shelley

Dans l’esprit des assistants dès lors avait germé

L’idée    de désormais   des normes fixer

La langue        le choix des invités

Le choix des thèmes     le temps accordé mesuré

Une cotisation   à imposer   pour le café

L’expérience    d’elle-même    avait parlé

Raymond Pilote