Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Les amis des poètes de la Montérégie


Vous connaissez des amis qui écrivent des poèmes, des textes d’allure littéraire et qui aimeraient peut-être connaître la réaction de lectrices ou de lecteurs, mais qui ne savent où s’adresser.  Voilà !  Cette page blanche est à eux et… à vous.  Dans l’espace sous le mot  Réagissez plus bas transcrivez ou collez votre texte.  Quelqu’un quelque part sur une plage du temps recueillera votre bouteille-à-la-mer et y répondra probablement, heureux d’établir le contact avec un autre amant de l’écriture.

Cet atelier est la porte d’entrée à la section bientôt disponible sur ce site et qui s’appellera LES AMIS DES POÈTES DE LA MONTÉRÉGIE (APM).  Des consignes plus explicites seront bientôt diffusées ici.  Pour le moment, sachez que cet atelier accepte vos textes d’allure poétique et accepte les échanges et les commentaires que chacun et chacune voudront bien y apporter.  C’est un atelier-laboratoire ouvert à diverses formes de poésie.  Profitez-en pour tester vos textes poétiques.  L’espace  Répondre est à votre disposition.

Si vous êtes intéressé à venir à nos prochains récitals, cliquez ici

65 réactions sur “Les amis des poètes de la Montérégie”

  • Nycole Alary dit :

    Propos

    Ciel confondu à la mer

    Au filet de l’Azur
    J’habite à l’enfant
    Mes yeux naviguent à l’estime des étoiles
    Intense randonnée
    Sur la terre des prévenances
    Parsemée de papillons

    Ainsi je m’amuse de brises d’ailes
    Louanges des grandes eaux
    Révérences légères
    Au pendillon de mon cœur

  • michelPyer dit :

    FAUT- IL ?
    Faut – il crier toute sa joie ?
    qui attristera les autres parfois
    de ne point pouvoir la partager
    même en profond secret
    Faut – il lui dire combien vous l’aimez ?
    au risque du pire, que plus jamais la reverrez
    Faut – il avouer cette flamme qui vous brûle
    et que vous partagez avec elle en secret
    pour laquelle en vous hurle
    cette joie immense, secrète et dense
    Faut-il l’avouer à cette gente dame,
    au fond de votre âme, comment en secret
    ô combien vous l’aimez
    de cet amour impossible de damné
    Faut il…………………….. ?
    je ne sais pas……. s’il faut avouer ses désirs
    et ses rêves profonds au risque d’en souffrir
    …mais il faut en silence le dire
    au risque peut – être d’en mourir
    Oui il le faut……. il faut le dire.
    Car il n’y a pas…….
    de place au mensonge, au faux
    de place à l’hypocrisie, à la lâcheté
    de place au renoncement, au silence, aux rêves perdus
    il faut avoir le courage de lui dire…… combien on l’aime
    Oui, le silence doit faire place….au courage des mots
    Mich
    CAP AU NORD

    Voilier de plumes
    Au ciel sans lune
    Je prends le cap nouveau
    Celui du renouveau
    Celui que tu m’as fait découvrir
    Le cap de la vie a ouvrir
    Celui de la nouvelle dimension.
    De notre pleine réalisation
    Le magnétique celui du Nord.
    Et j’embarque à ton bord
    Celui ou nous sommes destinés
    Celui de la pensée illimitée
    Le cap des joies profondes
    Celui de notre nouveau monde
    Celui qui en vérité
    Est le cap retrouvé
    Merci amie
    Du chemin de Vie
    Qu’un jour du doigt
    me montra cette voix
    Merci amie
    Mich
    SE LEVER AVEC LES OISEAUX

    Il faut savoir se lever avec les oiseaux
    Dans le vent qui bercent les roseaux,
    Pour sentir tous les parfums des ruisseaux
    Pour vibrer dans la lumière du petit matin
    Pour voir et sentir l’invisible serein,
    Pour regarder la première envolée des petits
    Le grand départ dans la vie, l’abandon du nid
    Aux cris de joie paternel
    Et de ceux inquiets maternel

    Il faut savoir se lever avec les oiseaux
    Pour ne rien manquer du spectacle du jour
    qui prend son envol dans un tourbillon d’amour
    de ton corps qui s’éveille et qui s’enivre
    avec intensité de toutes les choses a vivre
    pour ne rien manquer de l’instant vécu,
    de cet instant intense de joie qui déjà n’est plus

    Il faut savoir se lever avec les oiseaux
    Dans les perles de rosée matinales,
    voir l’oiseau nous donner le signal
    De la fin de cette nuit qui a pleurée,
    Pour ne rien manquer
    il faut vivre a pleine gueule
    hors de la cage, l’immobilisme veule.
    de celui qui dort et ne vois pas le jour naître,
    manquant le meilleur de son être
    qui commence sans lui
    dans le temps qui s’enfuit
    Il faut savoir se lever avec les oiseaux
    Savoir ouvrir la cage,du silence de nos nuits,
    de son image, qui nous tourmente sans bruit,
    de sentir, comprendre, vivre l’instant
    de l’oiseau s’envolant vers le levant,
    de ce jour prometteur de joie et d’harmonie,
    de communion, de joies bénies,
    d’être et nature qui ensemble
    se reconnaissent et s’assemblent
    Il faut savoir se lever.. comme les oiseaux
    Mich
    19 juillet 97

  • LA VIE
    ……..la vie c est un grand je t aime crié sur les vagues
    c est la plainte du loup arraché à la nuit
    c est un cri a la vie du fond du cœur
    c est l écho de ta voix
    c est le bruit de ton pas
    c est l amour que j ai pour toi…………….

    • Celine Maltais dit :

      Il est joli votre poème! Court et intense. Publiez -en d’autres; le Cercle pourrait vous accueillir comme membre. Allez, à votre plume- ou votre clavier- et revenez-nous.

  • Stéphanie P. dit :

    Le pire sentiment,
    c’est d’être impuissant.
    Impuissant face à la souffrance,
    Je suis triste quand j’y pense.

    Le ciel semble en pleur
    et je lui demande combien de jours… ou combien d’heures,
    avant que son âme se soulève enfin pour le trépas
    et que s’arrête son combat?

    Mon coeur d’enfant va encore se serrer,
    Les larmes vont peut-être couler,
    Et l’espoir d’un monde après la fin,
    Me tiendra chaud jusqu’au lendemain.

    Petite Celes ces mots sont pour toi,
    Compagnie agréable que sont les rats,
    Je souhaite que tu ne souffre pas trop,
    Juste à y penser j’ai les yeux plein d’eau…

    «À ma petite Celes qui semble s’éteindre doucement.»

  • Stéphanie Potvin dit :

    Immortalité

    Cherche l’Amarante,
    Cachée dans le Jardin d’Eden.
    Elle attend, elle t’attend,
    Le temps ne l’atteint pas.

    Cherche l’Amarante,
    Qui cherche ton coeur,
    L’ange sans aile, l’amante,
    Celle qui attend l’âme soeur.

    Trouve l’Amarante,
    Chantant dans l’Eden,
    Une berceuse pour le temps,
    Pour que la mort ne t’atteigne pas.

    Chante-moi une berceuse Amarante,
    Joue-moi une mélodie,
    Il reviendra, celui qui te cherche,
    Au son de ta voix.

  • Stéphanie Potvin dit :

    Ce poème est pour toi qui m’a manqué,
    En espérant qu’il réchauffe ton cœur,
    Comme la chaleur en ce début de mai,
    Même les fleurs font les coquettes dans leur couleurs,

    Déjà cinq ans que tu vogues au ciel,
    Sans port d’attache sur cette mer infinie,
    Le sourire aux lèvres sur ton bateau, ton éternel,
    Les nuages se fendent sur la coque et le soleil t’éblouit,

    Cette pensée est pour toi mon père,
    que nos pensées pour toi soient le vent qui gonfle tes voiles
    et que la lumière de notre amour
    soit le phare qui éclaire ton chemin…

  • Denis Roy dit :

    PENSÉE POUR UN PETIT CŒUR

    Il y a des gens
    Et il y a des temps
    Il y a un temps pour des gens
    Et il y a des gens pour un temps

    Il faut pouvoir choisir
    Les temps et les gens
    Pour nous dans un premier temps
    Et pour eux un tout petit peu

    Lorsqu’on le peut, choisir le temps
    Pour y vivre un moment tendre
    Un moment qui nous fera du bien
    Et décider si nous voulons le partager

    Et lorsqu’on en a besoin
    Il faut choisir des gens
    À qui se raconter, partager notre noirceur
    Pour en faire notre exutoire

    Il y a des gens
    Et il y a des temps
    Il y a un temps pour des gens
    Et il y a des gens pour un temps

    Ce temps choisi
    N’a pas de limite
    Et il se prend chaque fois que besoin est
    Pour libérer nos petites souffrances

    Ces gens à qui l’on veut dire
    Nos mots qui font rage
    Notre tête qui se torture
    Notre vie qui bascule

    Ces gens qui sauront écouter
    Nos idées meurtries
    Nos peurs, nos angoisses
    Faut pas les négliger

    Il y a des gens, et il y a des temps
    Prend ces gens et prend ce temps
    Mais surtout, ne les oublie pas
    Panse ton cœur, pense à toi

    – Yorsined

    • Nicole Descôteaux dit :

      Il y a un temps pour retrouver le temps
      après que les heures nous aient fait faux bond
      prendre les mots sur nos épaules pour aller au devant de l’inconnu
      Lire aux petites heures d’une lune noire pour ne pas brusquer l’avenir
      Elocin

      • réal boucher dit :

        je ne saurais retrouver ce temps
        infini de l’espace à bond et rebonds
        cosmos galaxies univers
        milliards d’années lumière
        autemps de temps qui me surpasse
        trop lourd pour mes pauvres épaules
        meurtries par ce temps qui passe
        je ne saurais retrouver ce temps
        perdu et inconnu
        il se fait déjà tard
        pas de lune
        juste un souvenir
        perséides
        filant dans l’espace
        temps à venir

        Ré en son ici

        • Nicole Descôteaux dit :

          Illusion qui cède aux tourments
          à la joie aux amours
          à brides abattues
          Illusion de prendre les heures
          par pincée de saveur
          Étreindre
          sur son ventre les enfants
          qui perdent leur temps
          à devenir comme nous
          Illusion de vieillir
          comme celle de partir
          Les yeux de l’enfance
          n’ont jamais quitté le ciel
          ND

        • Georges Beaulieu dit :

          Quelques vers de L’iconoclaste que fut Michel Deguy quand il abordait le thème du temps :

          L’iconoclaste

          par Michel Deguy

          Plutôt que de rien comme
          Guillaume
          Je puis écrire un poème avec tout-et-rien
          En tout rien tout bonheur
          Est-ce cela que l’on attend ?

          Tu seras réduit en temps

          Sablier ton corps passe en âme

          Ton âme distendue

          Poussière maintenant heure par heure

          Tout devient temps.
          Le temps se perd

          [pour aller lire la suite ici]

  • Richard Jodoin dit :

    Ce soir le soleil s’est couché infirme
    Je l’ai regardé et j’ai craché
    Car les sourires accablés de ma mémoire
    Prennent source dans de la guimauve brûlante.

    Quelle nuit pour berner le malheur
    La tête écussonnée sur l’oreiller
    Je vois danser les morts
    Comme dans les comics psychédéliques.

    Ils sont drôles, très expressifs
    Je rentre dans leur gang
    Heureux dans le duvet de mes pets
    La vie arrachée au passage de l’errance.

  • Nycole Alary dit :

    J’intrusigêne ma plume
    je crevassipède
    par monst et vallées
    le coucou est bien élevé
    hors des océans
    hors de tout embarras

    Et si j’espère
    c’est que tu m’as invitée
    dans l’aisance de ton encrier

    Alors mon attente est toi seul

  • Diane Labbé Dubois dit :

    « Le Québec en nous »
    Thème de la St-Jean 2012

    Soixante-deux ans
    de respiration

    soixante-deux siècles
    de tricotage spatial

    le Québec émergeant
    nourrit en nous sa galaxie

    la braise du centre
    a reconstitué sa flamme

    des poings se sont levé
    au-dessus des tables en bois d’érable

    la populace chausse du bon pied
    sa longue marche

    les tranchées de corrupteurs
    refoulent sous les semelles solidaires

    une mine prometteuse
    fore toujours de nuit ses étoiles

    le Québec en nous
    confie à la jeunesse sa voix parfaite

    le Québec en nous
    se donne la main de l’avenir

    Diane Labbé Dubois

  • Hélène Raymond Amyot dit :

    Racines de marécage

    J’ai racines de marécage dans mon enfance
    Un étang stagnant, mort en apparence
    Silence alourdissant à la morte saison
    Calme apparent jusqu’au printemps
    Tant de vies en ébullution sous la couche dormante
    Tant d’activités secrètes sous les souches noyées
    Sous les troncs immergés et les algues endormies

    L’épaisse couverture végétale sous le miroir de l’eau
    Respire dans son ventre creusé dans la vase
    Maisons intérieures, jardins secrets
    Bouillons de vies internes.
    J’attends le silence d’un corbeau prophète
    D’une corneille qui veille
    Des étourneaux qui guettent
    Du merle qui déterre sa pitance
    J’attends l’été ensoleillé
    Où je pourrai marcher pieds nus dans la vase vivifiante !

    Laboratoire de vies intenses !
    Molécules en décrépitudes reconstituées au fil du temps !
    Laboratoire nourrissant !
    Grenouilles en cavale !
    Quenouilles mûres semées au vent !
    Combien de fois t’ai-je regardé ?
    Combien de fois t’ai-je respiré ?

    J’ai racines de marécage dans mon enfance !

    • Delphine Deruaz dit :

      Lorsque les larmes ruissellent
      Le long des dunes argentées
      Et que la lune enchantée
      Murmure les charmes éternels,
      Je voudrais voir l’Oiseau de flammes
      Pénêtrer mon âme,
      Brûler mes sens
      De ses malicieux encens
      Et sentir le feu de ses ailes gravir
      Les marches qui mènent au plaisir.
      Me perdre dans les lieux interdits,
      Retourner inlassablement à l’hérésie…

      Lorsque les élexirs
      Éxaucent mes désirs
      Et que l’alcool ennivre
      L’Esprit de joie de vivre
      Je voudrais avoir la force d’oublier les souvenirs,
      Me laisser voguer sur de doux soupirs.

      Hélas ! Nul délice
      Ne saurait effacer les violentes esquisses
      Qui jadis ont marqué mon coeur
      De tourments et douleurs.

      Ha !… Les drogues ravivent
      Les amours nocives,
      Réveillent les plus troublantes peines…
      Voilà bien longtemps déjà que le poison coulait dans mes veines.
      Alors si au plaisir de la chair se mêle ton envie
      Sombre avec moi dans l’envoûtante folie
      De posséder le corps jusqu’à l’infini.

      … Tu sais, les désirs décadents ne sont jamais étourdis.

      • Céline Maltais dit :

        Tu es la bienvenue sur notre site chère Delphine.
        ton poème est magnifique!!! Tes mots révèlent une sensibilité à fleur de coeur… J’aime!
        Rien n’est nocif; tout est cheminement.
        Si le chemin est parfois vaseux il est aussi eaux vives …
        Le coeur garde souvenir des deux…
        comme le fleuve se souvient de la marée…

      • Emmanuelle Beaudin (membre du cercle) dit :

        Bonjour Mme. Deruaz,

        C’est un très beau poème, vous avez une très belle plume, le bout suivant ; Voilà bien longtemps déjà que le poison coulait dans mes veines, m’a plus particulièrement, car, en chacun de nous coule un poison, que ce soit d’émotions ou autre!

        Bravo!

        Emmanuelle

    • Claudette Poirier dit :

      Bravo Hélène! Ton poème m’a fait revivre plein de souvenirs, moi qui ai été élevée à Beauharnois près d’une « coulée » qui au printemps quelquefois débordait et où l’hiver nous patinions. Le chant des grenouilles et les bouquets de quenouilles font que moi aussi j’ai racine de marécage dans mon enfance! Comme c’est joliment dit!

  • réal boucher dit ré dit :

    poésie
    ouverture sur le monde
    poètes en cercle
    mais non fermé
    enfin partage de mille mots
    exprimant maux
    d’âme, de coeur, d’esprit
    poésie
    ouverture sur le monde
    poètes
    de tout souffle
    à tout vent
    plume à la main
    page à naître
    timidité à vaincre
    poésie
    ouverture sur le monde
    poètes en attente
    cercle enfin ouvert
    roman fleuve toute poésie
    poésie
    ouverture sur le monde
    au delà le la Montérégie
    poètes
    entrent dans le cercle
    cercle des mots
    pour dire et taire
    secrets de toute vie
    poésie
    ouverture sur le monde
    poètes
    en cercle
    dansent à tous mots
    Ré se laisse inviter

    • Raymond et Nicole dit :

      Tu es le bienvenu sur les sites des Amis du cercle des poètes Réal. Tu devances de beaucoup notre élan créateur…. mais bientôt nous aurons tout l’espace à conquérir avec tous les mots poétiques qui voudront se pointer au soleil printanier d’un temps nouveau.

  • […] La bouteille-à-la-mer des Amis des Poètes de la Montérégie (Atelier libre) […]

  • Nicole Descôteaux dit :

    Magnifique votre poème Nadia, je le cueille ce matin comme une fleur d’espoir.

  • Nadia NADEGE dit :

    CROQUER LA VIE QUI PASSE

    croquer tous les gens qui passent
    troubles hères en mouvement
    dans les cafés dans les gares
    dans les rues et dans les ports
    saisir doutes et questions
    attraper quelques regards
    ou l’absence de regard

    voir dans leurs pas saccadés
    les corps qui souffrent du mal
    les âmes en désespérances
    cueillir les tendresses parfois
    ouïr les cœurs qui trop étreignent
    goûter comme les ventres ont soif
    voir leur faim de liberté

    attraper les gens qui passent
    et les décors et les jours
    et nos chambres de passage
    croquer la vie qui s’invite
    un peu avant qu’elle ne meure
    arrêter le temps de fuite
    à coups de mines
    de pointes de traits

    suspendre un moment le sort
    pour créer l’éternité

    Nadia NADÈGE

    • Delphine Deruaz dit :

      Et si tout s’arrêtait là, aujourd’hui…
      Fini le chant des oiseaux
      La course des nuages la nuit
      Les voitures, les roseaux.

      Fini les bruits, le temps des Tic-Tac
      Les voisins qui font l’amour
      Les portes qui claquent
      Ma main sur ta joue.

      Si tout s’arrêtait là, maintenant,
      Ce battement de coeur…
      Fini mes angoisses, mes peurs
      Le regard posé au firmament

      De nos heures…
      J’ai pleuré je crois
      Un peu de peine, un peu de joie
      Je te perds.

      Et si tout s’arrêtait là.
      Hier, aujourd’hui, demain, maintenant
      Dans une ronde folle j’éclate
      Me disperse aux quatre vents.

      Si tout s’arrêtait, là.
      La douce chaleur du soleil
      Et que j’étais seule sur terre à regarder ce désert dans le ciel
      Je te le dis, il n’y aurait plus de vie là, en moi.

      • Céline Maltais dit :

        Parfois il fait gris sur la vie
        il nous semble que le soleil ne reviendra plus
        et , soudain une éclaircie à l’horizon
        et l’espoir renaît…

      • Emmanuelle Beaudin (membre du cercle) dit :

        Rebonjour Delphine,

        L’écriture nous permet de verbaliser des émotions, tu le fait avec brillot!! Bravo et bienvenue dans le groupe des amis du cercle!!!

        Emmanuelle

  • Nicole Descôteaux dit :

    Salut Yeuse !
    Levons nos verres
    à l’Univers
    Sachons apprécier
    les exquises
    cuvées !

  • Y. Yeuse dit :

    La sécurité

    Ding Dong …
    Bonjour je vends des alarmes
    Antivol

    Je n’en ai pas besoin
    Aucun bijou
    Sans coffre-fort
    Je suis sans le sou
    Rien en Or
    J’sus à moitié mort

    La seule chose
    Qu’ils peuvent me voler
    C’est mon dentier
    De couleur rose
    Ou ma télévision
    Et mes chaudrons
    Ils n’ont aucune raison
    Je n’ai rien à cacher
    Je suis fauché
    Je N’en Veux Pas.
    Ha! Quel malheur
    Je n’ai aucune valeur
    Je suis sans pognions
    Un vrai torchon
    Sans boulot
    Je suis chômeur
    C’est bien de valeur
    Je meurs de faim
    Je n’ai que du vin
    Au revoir Merlot

    ©Yeuse

  • Pierre Cusson dit :

    Graine de vie
    Pendant de très nombreux crépuscules,
    J’ai assisté à des couchers de soleil
    Qui ne me donnaient, sans aucun scrupule,
    Qu’un goût de désintéressement sans pareil.

    Mes nuits se sont si longtemps succédé
    À ne trop savoir à quoi ou à qui rêver
    Que mon cœur se croyait abandonné,
    N’arrivant même plus à espérer.

    Puis un jour, une petite graine de vie,
    Par miracle ou par un pur hasard,
    A été semée dans le sillon de mon ennui
    Pour venir bousculer mes pensées sans égard.

    L’amitié s’est mise soudainement à germer
    Dans cette terre que je croyais infertile,
    Celle du jardin de mon cœur abandonné,
    Que le destin avait changé en désert stérile.

    D’un seul bond, tu as sauté
    Au beau milieu de ma solitude,
    Ébranlant avec tant de sincérité
    Mon esprit emprisonné dans l’incertitude.

    Après un sourire débordant de chaleur,
    Il ne fallut qu’une étincelle jaillissant de tes yeux
    Pour qu’aussitôt un embryon de bonheur
    Vienne me redonner le goût d’être heureux.

    Malgré les souvenirs qui ont meublé nos années,
    Laissons-nous emporter, si tu le veux,
    Accrochés aux ailes de la destinée
    Jusqu’aux frontières du merveilleux.

    À Suzy de Pierre

    • Delphine Deruaz dit :

      RECUEILLEMENT
      Marcher invisible dans la foule
      Comme un Dieu païen
      Pénétrer le regard d’autrui
      Comme on fend l’air
      Et découvrir l’ultime raison
      J’ai été aimée par Lui
      Entendre les voix de l’Esprit
      Cueillir chaque fleur de vie
      Avant qu’elle ne vieillisse
      Tenir la main de Dieu
      En avançant serein
      Il me montre par son regard
      Je sens par ses poumons
      Il excite mes sens de 1000 façons
      Et j’aime…
      J’aime sa présence
      Son doux pardon
      Ce plaisir en abondance
      Donné par le vent, le ciel
      Les nuages et la feuille du buisson
      Et je marche solitaire dans la foule
      Possédée par celui…
      Oh j’aime…
      Oh j’aime…

      • Céline Maltais dit :

        Chaleureuse présence que Celle -là… et quelle douce possession!
        Tu me donnes le goût de me lover , moi aussi, dans cet amour….

      • Emmanuelle Beaudin (membre du cercle) dit :

        Je peux sentir l’évolution des tes émotions de ta vie, le parcours d’embûches nous ammène toujours plus loin, suffit de toujours voir la lumière si petite soit-elle parfois!!! Je te souhaite beaucoup d’amour!

      • Gypsy dit :

        Très beau votre poème Delphine. Je me suis sentie près de vous pendant quelques minutes comme si les mots étaient déjà en mes pensées dans ce grand vacuum de la vie ou tout s’interpénètre,ou le temps n’existe pas….ou tout se rencontre et s’amalgame dans le creuset de l’éternité…merci!

        • Gypsy dit :

          Hier…
          …. enfouie dans mes couvertures les aiguilles du temps m’emporta dans un long voyage

          Puis…Aujourd’hui le pays de l’irréalisme m’envahit;
          je suis si petite je voudrais rattraper mes ballons pour monter plus haut…

          Demain …les aiguilles du temps vont percer mes ballons et je me réveillerai à tout jamais.

          Ce poème je l’ai rédigé en 1973 alors que je me questionnais sur ma vie juste au moment ou l’adolescence se cherche une forme et ou l’instinct nous amène à nous poser des questionnement sur l’existence. Je me demande encore comment j’ai pu rédiger ce poème avec l’état d’âme que j’avais à ce moment et qui refait souvent surface à des moments ou tout est si difficile, je suis contente d’avoir trouvée ce site ou je peux écrire et lire car la solitude me pèse.
          Merci à vous tous et n’hésitez pas à me laisser des commentaires il me fera plaisir de vous lire et de vous répondre!

  • Louise Laurent dit :

    Merci Magda,ça fait chaud au coeur !

    Lou

  • Magda Farès dit :

    Quelles belles métaphores !

    Cela nous donne le goût de l’eau et du rire, le tout arrosé d’amour …

    Merci de nous partager ce beau poème !

    Magda Farès

  • Louise Laurent dit :

    AMOUR

    J’ai plongé dans tes océans

    J’ai dérivé dans tes courants
    J’ai nagé dans tes mémoires
    J’ai joué dans tes bouillons
    J’ai frayé dans tes rivières

    Puis au matin…
    Je suis remonté à ta surface
    Comme un nageur apaisé

    Le soleil se mirait sur tes vagues
    E j’ai croqué un à un
    Tous ces petits éclats….
    De rire
    Qu’il y avait déposé sur ta peau

    • Céline Maltais dit :

      Avec toi j’ai envie de plonger,
      de dériver, de nager , de jouer , de frayer
      de toucher le fond ……..puis de refaire surface et d’être déposée par la marée sur les berges rieuses de l’aube….
      J’aime ton poème…

    • Delphine Deruaz dit :

      SOUVIENS-TOI

      Ce soleil qui entre…
      Pyramide du désir
      Quand les mains se cherchent
      Dans la pénombre blanche
      Quand les sons se font suaves
      Râles rauques des tourbillons.
      J’ai marché sur les mers
      Survécu aux désillusions
      Des faux amours,
      Tailladé mes veines
      De rêves endiablés
      Mais rien ne ressemble à toi.
      Prêtresse au Pays Antique
      Reine au monde des songes
      Mère des pauvres fous…
      Le cercle se vrille,
      Se contorsionne de signes cabalistiques
      Et ma peau frissonne
      De tes doigts.
      Parcours initiatique
      Du jadis éprouvé sans toi,
      Bouffée sensorielle
      De mon amant éternel.

  • Normand Lebeau dit :

    Au naturel

    Un début d’après-midi

    Les rues sont désertes

    Les étreintes hivernales d’Éole sont lénifiantes

    Les véhicules moteurs séduisent par leur absence

    Des moments de pur bonheur

    Marcher d’un pas de rêveur

    Pendant que des milliards de neurones s’affairent au commerce

    Il est grisant de déambuler placidement au gré de son horloge intérieure

    Les oiseaux chantent

    Les feuilles bruissent

    Comme la vie est bonne et belle quand elle n’est pas maquillée

  • Marybé dit :

    Poussée par le vent et les flots, cette bouteille a atteint votre rivage. Merci pour votre gentil commentaire. Puisqu’il est question de mer et de vent, j’ose le titre suivant :
    Je suis île

    Je suis île sauvage et solitaire
    Habitée des soupirs de l’attente
    Point infime perdu dans les vastes abîmes des océans rageurs.
    En butte aux assauts répétés des ressacs,
    Mes pensées emmêlées s’échouent sur le rivage
    Et s’enlisent dans l’opacité du sable noir.
    Parfois je tresse, en forme d’ailes d’oiseaux, les roseaux de la dune,
    Pour qu’ils emportent au loin mes vagues d’amertume.
    Immobile, en quête de vaines attentes,
    Sous l’ombre ricaneuse du spectre de la lune,
    Frissonnant sous le harcèlement du vent,
    J’attends;
    J’attends l’improbable, l’impossible.
    Je suis attente,
    Je suis intense désir:
    Désir insensé que vibre l’écho tendre d’une voix familière,
    Que mes yeux s’ouvrent à la caresse de son regard;
    Insoutenable désir de ce marin, cet amant infidèle,
    Désir qu’il revienne accoster sur la peau avide de mon corps
    S’amarrer au port assoiffé de mon âme.

    J’ai suivi votre gentille suggestion, je suis revenue mais où se trouve la consigne où déposer mon nom ?

  • Marybé dit :

    Laisse le vent…

    Ouvre grand ta fenêtre et laisse entrer le vent;
    Laisse-le habiter le vide de ta chambre
    Bercer de son souffle les soupirs du silence;
    Vois comme il se rit de l’inertie des choses,
    Et balaye d’un seul coup les ombres des instants
    Où ta vie s’est dissoute dans l’eau trouble du doute.
    Laisse-le apaiser les flammes des souvenirs échus
    Qui logent au grenier de ta mémoire empoussiérée;
    Vent douceur qui effleure la peau lisse des jours qui passent
    Et pose sa tendresse sur le visage de tes nuits.
    Inlassable voyageur, son odeur est miroir de tous les horizons
    Et l’écho de son chant porte les beautés du monde.
    Laisse-le te surprendre et t’insuffler sa force,
    Laisse-le détourner tes révoltes, apaiser tes colères
    Confie-lui tes secrets et offre-lui tes craintes;
    Comme il accompagne le marin vers le port salutaire
    Laisse le vent se prendre dans la voile de tes peurs.

    • CARNETIER dit :

      Excellent ce poème !

      Malgré le style impératif de Zarathoustra
      Je me suis laissé bercé par la complainte
      Moi qui n’aime pas le vent
      Mais qui aime bien les images filées
      qui effleure la peau lisse des jours qui passent

      Faudra revenir … et laisser votre nom à la consigne

    • Delphine Deruaz dit :

      ATTENDS-MOI
      Solitude.
      À quoi fais-tu penser ?
      Sombre brute, mélancolie tardive dans le soir ? Regarde la nuit et ses tintements silencieux, la résonance du souffle du vent dans les branches et le clapotis du fleuve sur les bateaux.
      Solitude.
      Et ce passant qui va, là-bas, dans un brouillard éblouissant, sait-il seulement cette présence tout bas… Ce battement de coeur qui a froid ?
      Parfois il suffit de ce regard là, tu vois… Ce regard là.
      Une pensée émue peut-être, qu’un simple inconnu aura saisie. Lui comprend peut-être mieux que l’autre ou sans doute n’est-ce qu’une illusion, un espoir de trop qui crache sur la réalité.
      Alors il faut marcher. Plus loin, de l’autre côté du fleuve, il y a qui sait, quelqu’un.

      • Georges Beaulieu dit :

        Absolument merveilleux ce que vous écrivez Delphine. Cinq poèmes en rafale tous aussi intéressants. Quelle belle entrée sur le site ! En attendant que d’autres apportent des réactions, je vous invite à venir sur le site des Amis des poètes. Et si vous êtes d’accord, je déplacerais une copie de vos cinq poèmes sur ce site où ils seront fort intéressants à commenter. C’est une suggestion.

        • Delphine Deruaz dit :

          Merci Georges, je suis touchée… C’est la première fois que j’ose mettre ce que j’écris sur un site. Mon amie Céline Maltais me l’avait conseillé.
          Ce serait un grand honneur pour moi que vous placiez une copie de mes poèmes sur le site.
          Delphine.

          • Nicole Descôteaux dit :

            Bienvenue Delphine sur notre site ! Vous lire m’entraîne au coeur d’une eau limpide et passionnée. Oh j’aime ! Oh j’aime !

      • Céline Maltais dit :

        Beau ! Beau ! ce poème!

        un brouillard éblouissant…
        tintements silencieux de la nuit…
        ce regard-là….

        L’espoir à la toute fin dans:
        marcher, plus loin… il y a qui sait, quelqu’un.

        Bien sûr qu’il y a quelqu’un!!!!

      • Nicole Descôteaux dit :

        Quelqu’un se prend à rester debout
        pour retrouver une planche de salut
        avant le grand remous
        Quelqu’un sans armure
        pan de soleil au fond des yeux
        serre dans sa main
        une agate polie

  • Josée Gagnon dit :

    Ma vie avec mon père
    Mon père, cet homme de fer, se dirige lentement vers sa terre.
    Il est parti, mercredi, après une longue, longue maladie.
    Depuis deux jours, mon imagination me joue des tours.
    Il me ramène à d’autres jours, sans détour.
    Je revois tout plein d’images de mon enfance, avec distance.

    Je suis petite et mon père me quitte
    Il part souvent, pour aider les gens, ses patients.
    Ça se déroule toujours de la même façon.
    Il tente de changer de pantalon, pour travailler sur son gazon.
    On entend le téléphone sonner. Je suis vraiment désappointée.
    Il nous quitte et à son retour, une madame a accouché.

    Enfant, j’ai longtemps fait un lien, étrangement certain,
    entre les pantalons de mon père, le téléphone et les bébés de la terre.

    Pour faire son travail, mon père passe dans ma vie,
    Occupé, il disparait pendant des jours, aux alentours.
    Il va soigner les gens souffrants, avec ou sans argent.
    Il parle d’eux, gentiment, délicatement.
    Il est fier de les aider, mais surtout, de les soulager.

    Mon père est l’Initiateur avec un grand I.
    J’ai gouté à tout, je suis allée partout.
    Le ski, la natation, la photographie et l’aviron.
    La menuiserie et les autres choses de la vie.
    Les animaux, les oiseaux et les végétaux.
    Les aventures de la littérature, toutes en lecture
    Les bébés poissons, élevés au sous-sol de la maison.

    L’astronomie, dehors, au beau milieu de la nuit,
    en pyjama, sans mes bas, toute endormie.

    Les voyages dans les nuages ou les pays.
    Mais surtout la musique et tous ces instruments ludiques

    Il est le découvreur de la vie, de ses couleurs.
    Il déniche des affaires ou des patentes emballantes.
    Il affectionne particulièrement, les objets recouverts de pitons.
    Il est fasciné par leurs actions, leurs fonctions.

    Il m’explique longtemps, longtemps, parfois trop intensément.
    C’est sa façon de communiquer avec moi, de m’aimer.
    Il m’entraîne aussi avec lui, dans son univers.
    Il me fait découvrir la vie et ses revers.

    Mes plus beaux souvenirs sont à la pêche.
    On se promène en chaloupe, sur les lacs transparents.
    Je rame pendant des heures, avec l’absence du temps.
    Il pêche dans le silence bruyant de la nature.
    Le murmure du vent dans mes oreilles et sur les feuilles, en verdure.
    Les vrilles de mouches autour de nos chapeaux, dans le bateau.
    Le goutte à goutte, le long de la rame, un charme.
    Et le soleil sur ma peau. Il fait beau.

    Et puis là-bas, sans téléphone,
    il n’est pas question de pantalons.
    Alors on peut vaquer à nos occupations.

    Depuis quelques années, sa présence était absente.
    Il était enfermé dans son univers éloigné, troublé et déconcerté.
    Depuis mercredi son absence est bien présente.

    Son départ est à la fois oppressant et soulageant.
    Il me manque bien certainement.
    Mais son corps tout engourdi est délivré,
    du fardeau difficile de sa tellement longue maladie.

    Un jour, alors que je pleure le décès de son père, il me dit :
    ’’C’est pas grave Jojo. Mourir c’est comme faire un long dodo’’.
    Il a travaillé dur pour gagner sa vie, et son repos.
    Maintenant il peut faire un doux et long dodo.
    ©Josée Gagnon, 2010-09-30

    • Céline Maltais dit :

      Envoyé le 09/09/2012 à 13 h 10 min
      Bel hommage à ton père! Il fait son long dodo tout comme le mien qui me manque encore après 17 ans.
      Devant une photo de lui voici ce que j’ai écrit:

      Papa;
      Tes yeux rieurs; accroche-coeur
      Ta bouche pulpeuse; gourmandise
      Ton front ridé; soucis
      Tes fossettes ;entourloupettes
      Ton menton ;insolences
      Tes propos; sagesse , folie
      Tes mains calleuses; vaillance , courage
      Tes doigts noueux; les sons du violon
      Ta démarche; vivacité
      Tes départs; coups de vent
      Tes retours; soulagement , angoisse
      Ta voix; mille et un refrains, chants grégoriens,minuit chrétien
      Ton rire; cascades ,joie de vivre, sarcasmes
      Ton sourire; charme , conquête
      Ton coeur; générosité
      Ton regard; bonté
      Tes colères; douceur
      Tes silences; doutes, recueillement
      Tes errances; quête , souffrances
      Tes sanglots; sensibilité
      Tes rêves; liberté
      Tes amours; déchirements
      Ta vieillesse; regrets , confiance
      Tes espoirs; goût de vivre
      Tes derniers moments; abandon, sérénité
      Ta mort; solitude
      Ton départ; un vide immense
      Ton souvenir; bien vivant.

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