Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Dolorès Vary

MERVEILLE LE SILENCE
désirer avec pudeur coucher le verbe

toucher la corde sensible

chant intime et pur

vibrer aux doux accords

des profondeurs de mon être

prolonger l’ivresse harmonieuse

de l’esprit à la plume

poser mes perles

sur le nacre lunaire

splendeur lumineuse

bouleversée unifiée

 

 

elle ne parlait pas et lui ne savait que dire

la vérité lovée

au fond du silence

vissé au corps

un temps de paix de prière

une musique intérieure

elle rompt enfin le silence

chaud de l’amitié

qui les réunit mieux que les mots

un étrange sourire

ourle ses lèvres

éloquence silencieuse

 

 

Une réaction sur “Dolorès Vary”

  • Magda Farès dit :

    C’est vrai que le silence est parfois plus éloquent que bien des paroles …
    N’est-ce pas le froid de l’hiver qui nous fait apprécier la chaleur de l’été? dirait le poète Khalil Gibran.
    Je me permets d’ajouter: N’est-ce pas la nuit qui nous fait apprécier le jour? N’est-ce pas le silence qui nous fait apprécier les mots? N’est-ce pas la mort qui nous fait apprécier la Vie?…

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