Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Magda Farès

 

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UNE LUEUR D’ESPOIR Chemins d’espérance
Et que sorte du noir
Une lueur d’espoir
Une invitation à danser
En toute liberté
Sur les vagues de ton cœur
Pour semer le bonheur
Et que sorte du four
Le pain de l’amour
Un appel à partager
En toute amitié
Afin que la chaleur
Choisisse ta demeure
Et que sorte du chagrin
Au bout du chemin
Un clin d’œil à la vie
Qui te dit aujourd’hui
De voguer avec courage
À travers les oragesEt que sorte du cocon
Le plus beau papillon
Un symbole d’éternité
Un modèle de beauté
Un complice, un créateur
Un invité d’honneurEt que sorte du noir
Une lueur d’espoir
Ce chemin qui transforme

Les femmes et les hommes

Pour devenir plus humain

Sans peur du lendemain

Ce chemin qui transforme

Le regard sur la terre

Pour s’enivrer de lumière

Avec nos soeurs et frères

Ce chemin qui transforme

La tête et le coeur

Pour vider les malheurs

Et faire le plein de fleurs !

Ce chemin qui transforme

Les âmes en détresse

Pour éloigner sans cesse

La peur et la tristesse

Ce chemin qui transforme

Le gris du ciel

Pour que la joie ruisselle

Du haut de l’arc-en-ciel !

Ce chemin qui transforme

Les déchets en beauté

Pour que la pureté

Rayonne pour l’éternité

Ce chemin qui transforme

La douleur en endurance

Pour que la Vie danse

Sur les chemins de l’espérance !

Magda Farès

Poème écrit en Espagne sur le chemin de

Compostelle le 8 août 2011


Toc, toc, toc !

 


__ Toc, toc, toc !

__ Qui frappe à ma porte ?

__ Ouvre-moi, je suis la joie

__ Va- t’en loin de moi

Je ne te connais pas !

__ Toc, toc, toc !

__ Qui frappe à ma porte ?

__ Ouvre-moi, je suis la confiance

__ Va- t’en loin de moi

J’ai bien peur de toi !

__ Toc, toc, toc !

__ Qui frappe à ma porte ?

__ Ouvre-moi, je suis la lumière

__ Va- t’en loin de moi

Je me passerai bien de toi !

__ Toc, toc, toc !

__ Qui frappe à ma porte ?

__ Ouvre-moi, je suis le temps

__ Va- t’en loin de moi

Je veux vivre sans toi !

__ Toc, toc, toc !

__ Qui frappe à ma porte ?

__ Ouvre-moi, je suis la beauté du monde

__ Va- t’en loin de moi

Je ne veux rien savoir de toi !

__ Toc, toc, toc !

__ Qui frappe à ma porte ?

__ Ouvre-moi, je suis la voix de l’Amour

Alors, pour la première fois

Toute mon âme jubila

Je fus transie de joie

Et j’ouvris avec bonheur

Tout grand la porte de mon coeur !

Magda Farès

Poème écrit lors des JMJ en Espagne,  le 22 août 2011,

inspiré de l’Évangile selon St-Mathieu 7, 7

 

 

 

 

 

4 réactions sur “Magda Farès”

  • CARNETIER dit :

    La route ou le chemin ?

    À l’ombre de soi

    Chercher son ombre
    au creux de soi
    compagnon trop discret
    bien conservé au gros sel
    qui blanchit la montagne

    Marcher dans ses pas
    chaque nuit claire dans le même sentier

    Les chemins ne mènent nulle part
    qu’à la perfection de la marche

    Sentier obligé mais où est la carte
    le temps s’use-t-il à le marcher obstinément

    Les arbres alignent leur progéniture bleue
    et moi je me cherche
    les yeux rivés sur le soleil
    ébloui par la fusion froide du ciel étonnant

    Comment reconnaître son visage
    dans cette profusion de lumière
    On n’y voit rien
    Grand Duc égaré à midi
    ma cape bleue s’échappe

    Suis-je condamné à ne jamais
    faire la lumière sur ce double ténébreux
    qui me suit partout
    ange bleu fugace
    et complice de mon rêve

    ©Georges Beaulieu
    12 mars 2009

  • Nicole Descôteaux dit :

    sur tous les chemins du monde
    l’homme demeure homme
    il retrouve une part de lui-même
    dans le regard inconnu qui le visite
    dans la poussière des chemins témoins
    qui ont absorbé en silence
    les prières de miséricorde
    depuis le premier geste d’amour raté

  • réal boucher dit ré dit :

    utltreîa Magda
    pèlerine d’hier `
    d’aujourd’hui
    et pour de longs lendemains
    toc toc toc
    le chemin vous revient
    sentiers de Compostelle
    toc toc toc
    au quodidien
    pour qui a foulé ce fameux chemin
    tout autant à jour que millénaire
    toc toc toc
    ce chemin qui transforme
    hier aujourd’hui
    et plus encore demain
    car le chemin nous tient
    hier ajoud’hui surtout demain
    toc toc toc
    retour d’écho de ce chemin
    foulé par millions de personnes
    depuis cet hier
    encore aujourd’hui
    et pourquoi pas demain
    ce chemin qui transforme
    pleins de livres et poétiques récits
    le racontent si bien
    ce chemin qui transforme
    à petits ou grands pas
    lièvre ou tordue
    et même escargot
    sur ce chemin d’espérance
    l’humanité renaît
    le rêve du beau reprend
    la vérité discrédite le mensonge
    la fraternité gêne les guerres
    toc toc toc
    ce chemin frappe
    à toutes portes
    mais ouvrent tout grand
    pélerins pèlerines
    qui désirent ajouter leurs pas
    au pas à pas de tous ces pas
    en sentiers vers Compostelle
    d’ici là-bas d’un tout ailleurs
    toc toc toc
    encore le chemin à votre porte
    ravivant souvenirs certains
    toc toc toc
    bruits de bourdons
    ou de pas meurtris par ampoules
    et autres contrefaçons
    ultreïa ultreîa
    invitation au chemin qui transforme
    toc toc toc
    il est encore là… …
    Ré évellé à son chemin d’août 2002
    escargot de ce chemin qui transforme

  • Carnetier dit :

    Mme Magda Farès primée pour son poème
    Noces folles primé

    DELSON – L’œuvre de la Candiacoise Magda Farès a récemment été sélectionné parmi les 10 finalistes de la francophonie du concours La magie des mots du mouvement Parlons mieux et de l’Office québécois de la langue française.

    Son poème Noces folles a été retenu dans la catégorie adulte. Mme Farès a pu le réciter devant un jury lors de l’événement tenu au théâtre du Lion d’or à Montréal, récemment.
    Un certificat d’honneur lui a été décerné de même qu’un prix d’excellence.
    Judith Cailhier
    Le Reflet – 16 avril 2010
    Culture > Littérature

    Noces folles

    Un jour
    Le roi de pique
    Et la dame de cœur
    Décidèrent de se battre en duel

    Il pensait gagner par la force de sa tête
    Elle, par la tendresse de son cœur
    Ils se donnèrent rendez-vous
    Au 56 rue du Château de Cartes

    Le duel commença
    Il possédait force et vigueur
    Se pensant de loin supérieur
    Elle possédait finesse et splendeur
    Se débattant à contre-cœur

    Au moment crucial où de son épée
    Il était sur le point de la transpercer
    La dame de cœur de toutes ses forces souffla
    Le château de cartes s’écroula
    Ils se trouvèrent sur le pavé
    Haletants, désemparés

    – T’as triché ! dit le roi avec horreur
    – Non, fit-elle du bout du cœur
    Ce à quoi il répondit :
    – Maintenant que nous sommes libérés
    Et du château de cartes débarrassés
    Faisons la paix, veux-tu m’épouser ?
    Comme dans un conte de fées
    Allons habiter
    Au 2 rue de l’Arc-en-ciel !

    Alors, par miracle
    La montagne épousa la mer
    Quelque part entre le paradis et l’enfer
    Et croyez-le ou pas
    On a vu pour la première fois
    Tête et cœur vivre sous le même toit !

    Magda Farès

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