Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Marcel Debel

LE GRAND MUSIC-HALL DE LA MER

LE CHEMIN DE JANVIER
 

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs
A des reflets d’argent
Charles Trenet

Je dérive vers l’aventure,

Je me berce de cette musique.

J’écris l’image,

C’est mon langage.

Je pellete des nuages,

Remuant ciel et terre,

Racontant mes voyages

De ces jours de quais,

Sentiers épiés,

Oasis, isolements d’ouverture, beautés.

Dans sa profondeur,

Dans les fusions

Aux labyrinthes sans fin,

Perdue, la promeneuse,

Mettant les voiles à la découverte,

Rêve de paix, de fluidité.

C’est le temps de l’espoir.

La mer, c’est l’histoire de l’humanité.

Elle en a long à raconter sur les pêcheurs,

Les voyageurs, les découvreurs…

Et là-bas, au loin, les phares, et les tempêtes…

C’est aussi mon histoire.

Les mots ! Voilà la manière de voir

Les formes, les mouvements

Où se dégagent les idées.

Vois ces grands roseaux mouillés !

Vois ces oiseaux blancs dans leur liberté !

La mer les a bercé.

La mer a bercé nos cœurs pour la vie.

C’est notre histoire.

C’est notre destiné.

Marcel Debel

2011-08-12





Jeune, je marchais sur la route
Qui longe le fleuve
Et le chemin de ligne
Qui conduit à la ville.
Nous avions de longs hivers.
Les routes étaient parsemées
De blizzards, de poudreries,
Des tourbillons qui sifflaient,
Des tempêtes qui soufflaient,
Des rafales qui hurlaient,
Des bourrasques qui brûlaient,
Des vents à corner les boeufs
Il s’accumulait
D’épouvantables amonts
De neige aux accotements
Du chemin de ligne.
C’était le chemin de janvier
Aux multiples intempéries.
Nous marchions courageusement vers l’école,
Mes frères, moi, quelques camarades,
En file indienne,
Emboîtant la marche des empereurs.
C’était le froid dur qui dure
La froidure qui endure
La piqûre qui jure
A la friture à la torture.
La marche de notre futur
Jusqu’à la bonne augure. 
2007-01-06
DÉCOUVERTE D’UNE MUSE 
Une muse,
divine dans ses arts,
fit un jour
un noble et preux chevalier,
fier et valeureux paladin.
À la tour comme à la cour,
dans son royaume comme dans son dôme,
sa sublime muse devint
musique de sa vie,
parfum de son jardin,
chaleur de son esprit,
espoir de ses désirs,
âme de son plaisir,
ardeur de ses flagrances,
spontanéité d’une douce amante,
l’alchimie du bonheur qu’il espérait,
fidèle amitié, amour loyal.
 
2006-11-12

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