Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Maxime Guignette

Conscience

Le triste destin d’Orphée

Conscience, conscience

Voici venu le temps

Où se tait la prudence

Pour affronter le vent

Conscience, conscience

Voici venu le temps

De briser le silence

Et bousculer le temps

On déverse sans loi

De mortelles flagrances

Dont les effets sournois

Hypothèquent la chance

de laisser derrière nous

Quand nous aurons quitté

À notre descendance

Une terre en santé

On doit perdre patience

Et marcher face au vent

Pour arrêter l’avance

Des engins indécents

Dont les forets hurleurs

Aux grands coups de bélier

Laissent dans leur fureur

Nos champs défigurés

Conscience, conscience

Voici venu le temps

Où se tait la prudence

Pour affronter le vent

Conscience, conscience

Voici venu le temps

De briser le silence

Pour défier le vent.

Maxime Guignette

 Le chant du fils d’Œagre fut bien inutile

Quand dans son impatience Orphée se retourna
Biffant Eurydice comme une idée futile
Qu’il aurait bien aimé ramener ici-bas.

Pendant que Dieu Adès reprenait possession
De la belle épousée, victime d’une morsure
Le Cerbère tricéphale fut pris de convulsions
À rire méchamment de sa déconfiture.

Qu’en statue de sel ne fut-elle changée
Comme l’épouse de Lot aux portes de Gomorrhe,
Sur son épaule alors il eût pu l’apporter
Jusque dans son jardin sous le grand sycomore.

Mais pleurant son amour aux enfers retournée
Son chant ne servit plus qu’aux poètes inspirés
Comme le grand Cocteau qui, dans une envolée,
Nous légua, en images, “Le testament d’Orphée ».

Mais sa longue odyssée connût sa conclusion
Quand les Bacchantes outrées le hachèrent menu.
Éparpillant son corps aux quatre horizons.
Près d’Eurydice enfin il était revenu
©Maxime

Extase

Délire gustatif

Tes mains
Sur son corps enfoui dans un flou alangui,
Trace des ronds de lune.
L’onde musique court
Le long des méridiens de sa peau épanouie.

Le frisson,
En éclairs vibrants d’étincelles magiques,
Retrousse l’épiderme en vagues successives.
Le chant s’élève alors
Comme un hymne au plaisir.

Maxime Guignette

 En effluves odorants voguant à la dérive,

Titillant mes sinus, radars impénitents,
Enrobant mon cerveau de promesses olfactives,
Il provoque l’éveil de désirs convulsifs.
Sournoisement, il colle sur mon palais avide
De fortes réactions de faim inassouvie,
Tandis que sur mes papilles
La salive en cascade envahie mon espace buccal.
Alors secoué par d’intenses frissons,
ma gorge s’ouvre avide aux plaisirs gustatifs.

Maxime Guignette

 

 

2 réactions sur “Maxime Guignette”

  • NICOLAS (BILLEAU) dit :

    Message pour Maxime Guignette
    Maxime bonjour,
    Es-tu le Maxime que j’ai connu en France, à Paris, et qui chantait dans Les Baladins de France, avec Francine Dartois, Djik, Annie Jeanneret et moi-même ?
    J’avoue ne pas être certaine de te reconnaître sur la photo.
    Si c’est bien toi, et si tu le veux bien, tu peux m’écrire (j’ai mis mon adresse mail…).
    Amicalement,
    Chantal

    • Maxime Guignette dit :

      Bonjour Chantal,
      Oui c’est bien moi, j’ai d’ailleurs conservé ton adresse courriel depuis plusieurs mois mais je pense que le temps m’a rattrapé et que je n’ai pas saisi la perche à temps. Écris moi à mon adresse et je te promets de te répondre sans tarder.
      Je te fais plein de gros becs ( bises en québécois)
      À bientôt
      Maxime

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