Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Nicole Descôteaux

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À TA RENCONTRE ATTENDRE PRÈS DE TOI

 

marcher sur les rails

d’une rencontre illusoire

des heures comme des minutes

poésie en poche

sang noirci à l’encre d’une faim

 

 

rire de ce rire infaillible

qui me cerne

libre

 

 

j’entre dans l’œil du temps

pour m’habiter des couleurs

de l’automne

combler les recoins sombres

des probables lendemains

 

 

je compte mes pas

jusqu’au ridicule

je te retrouve

assis sur un banc de parc

comme par hasard

avec le soleil

à tes côtés

 

© Nicole Descôteaux,

in La traversée collectif Poètes de la Montérégie, 2013

 


 

Attendre près de toiretenant mon souffle

 

Attendre    mains jointes

l’œil étincelle    embâcle au cœur

 

Attendre avec toi   bagages déposés

cœur chargé de souvenirs

 

Murmurer l’impossible

à mi-chemin de l’embarquement

murmurer et se taire

prier à genoux sur la voie

d’un destin à mourir

 

Tu tends la main vers une étoile

imaginaire

ou sur une douce pâleur

d’un visage réapparu

 

Que de neige sous tes paupières

Que de neige bleuie

 

Un baiser ne réchauffe plus tes lèvres

toutes les nuits blanches battent ensemble

leurs ailes d’anges

toutes les croix scintillent et se brisent

 

S’essouffle le souffle à la vision des astres

bascule la vie intenable

et te voilà partie

et me voilà

quittée

 

© Nicole Descôteaux

in La traversée, collectif Poètes de la Montérégie

 


 

 

UN RÊVE SOUS LES NUAGES AU-DELÀ DE LA TRAVERSÉE

 

J’ai voulu un rêve sous les nuages

des ailes audacieuses à mes voyages

plusieurs coups de chaleur

avant la dernière heure

 

 

J’ai voulu du noir pour cerner les vers

et du vert pour égayer le noir

des poèmes qui aimaient  rimer

du mouvement   de la cadence

 

 

J’ai voulu la liberté de la stance

l’absence de tache dans le miroir

un plaisir sans cesse renouvelé

dans chaque flocon tout un hiver

 

 

J’ai voulu abolir les ficelles

des mots prenants que l’on étouffe

les masques de mes ruelles

clignent des yeux dans la lumière

 

 

J’ai voulu vivre au fil de l’écriture

sans trame ni patron ni architecture

le rêve s’est moulé à la matière

pareil mystère réchauffe corps et âme

© Nicole Descôteaux, in La traversée collectif Poètes de la Montérégie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous pagayons réunis

dans la coulée

du destin

vers un crépuscule

messager d’extase

*

la vie se fixe

aux souches célestesnico-traversée

sous l’œil attentif

d’un faucon pèlerin

 *

immortels voyageurs

nos mots de voilure

capturent le regard

jusque dans l’obscurité

*

S’échoue sur le papier virtuel

l’insigne du verbe à deux temps

*

liée aux touches mobiles

je perçois la paix d’une âme

se dévider

*

elle révèle tableau vivant

son miroir ses élans

*

d’une patience charnelle

elle s’unit

au désir

de tout désirer

seule condition de pérennité

*

L’insoutenable revisite le corps

par instinct j’évite de heurter

la matière

un coup de plus

ferait bondir le cri

cri abénaki

jamais exhalé

jamais appris

La nuit descend dans l’anse

les épinettes absorbent le ciel

tout disparaît

selon un ordre consenti

*

ne s’attardent que des paroles qui percent

nous les lisons avec respect

en ce lieu

de tranquillité coutumière

***

@Nicole Descôteaux

Extrait de Au-delà de la traversée, 2009

12 réactions sur “Nicole Descôteaux”

  • Nicole Descôteaux dit :

    Cher Ré, tu es absolument pardonné, absolution absolue ! L’eau de ton moulin se marierait à merveille à un cercle de poésie. Je t’encourage à poursuivre. Merci pour tes mots sans fard qui me font penser à une source d’où jaillit la vie.

  • réal boucher dit ré dit :

    dû mon âge, j’ai loupé:
    *à l’entrée du jour sonore*
    comme il fait déjà presque nuit
    vieillesse oublie et les mots se mêlent
    au dernier écrit
    fidélité à source d’inspiration
    aurait du tout au long du récit
    écrire *à l’entrée du jour sonore*
    transformé en *j’ouvre la porte à l’entrée sonore*
    alors muse m’exige correction
    et me dicte de vous suggérer modification
    pour bien y insérer *à l’entrée du jour sonore*

      donc: j’écoute à la porte l’entrée du jour sonore
      je viens sonder la porte de l’entrée du jour sonore
      je viens ouvrir la porte à l’entrée du jour sonore
      je passe le seuil de la porte à l’entrée du jour sonore
      j’ouvre grand la porte à l’entrée du jour sonore
      je n’ose fermer la porte à l’entrée du jour sonore
      entrebaillé dans le cadre de la porte de l’entrée du jour sonore
      et en signature finale: Ré inspiré par l’invitation à venir lire *A l’entrée du jour sonore*

    le texte non réajusté laisse tout de même déviner la muse d’inspiration
    il devient par la correction récit d’intéraction
    et refait ainsi toute une entrée en *l’entrée du jour sonore*
    l’humour suite à poésie ne fait que donner plus d’ardeur et couleur aux mots
    je ne rougis pas trop du méli-mélo, vieille barbe ajoute simplement blancheur…
    à tête *sel et poivre* Nicole ne m’en tapera pas les doigts …merci à vous de lire en *interaction*
    Ré en contrition attend pardon et absolution…

  • réal boucher dit ré dit :

    de mon coin
    enveloppé de paix et de tendresse
    j’écoute à la porte de l’entrée sonore
    j’y entends les pas émerveillés de l’enfance
    les pas précipités de l’adolescence
    les pas ralentis d’un arrêt pour se souvenir
    de mon coin
    enveloppé de paix et de tendresse
    je viens sonder la porte de l’entrée sonore
    j’y entends belle symphonie du temps
    donnant à rêver en attente du plus encore
    que chantera le fil des ans
    de mon coin
    enveloppé de paix et de tendresse
    je viens ouvrir la porte de l’entrée sonore
    je lis avec joie toutes poésies du moment
    inscrites sur murs de maisonnée enchanteresse
    et dame muse en moi y trouve son émerveillement
    de mon coin
    enveloppé de paix et de tendresse
    je passe le seuil de la porte de l’entrée sonore
    mon coeur mon âme mon esprit deviennent orchestre
    qui donne mélodie à mes pas entrant en danse
    muse inspiration imagination furibonde en transe
    folle du logie ose écrire sa poésie
    de mon coin
    tout animé de tendresse et désireux de donner caresse
    j’ouvre grand la porte à l’entrée sonore
    pour que terre ciel univers soient en allégresse
    l’harmonie du tout et du rien *zenne* encore
    paix joie sourire rire donnent entrée sonore
    belle mélodie dans la symphonie de ce précieux intant
    de mon coin
    de peur de retourner en solitude
    je n’ose fermer la porte à l’entrée sonore
    je tends encore l’oreille
    et à pas à pas je me retire et m’émerveille
    l’entrée sonore réplique tout en sourdine
    mes pas feutrés écrivent le temps
    tout s’endort et sommeille
    le rêve reprend
    le subconscient garde en mémoire
    souvenirs d’enfance
    folies d’adolescence
    devenir qu’il faut taire
    entrebaillé en cadre de la porte d’entrée sonore
    ainsi mot à mot s’orchestre symphonique poésie
    Ré inspiré par l’invitationà venir lire *J’ouvre la porte à l’entrée sonore*

  • Nicole Descôteaux dit :

    Merci Réal pour ces éloges. La poésie se comprend avec le coeur pas besoin de culture mais oui d’ une ouverture et tu me le démontres bien dans ton vibrant message.

  • réal boucher dit ré dit :

    cher Monsieur ou sobriquet Canetier dit
    content de savoir votre assurance à ce que mon adresse courriel n’apparaisse nulle part dans cette page
    pas vrai que *votre nom on n’y peut rien* il m’a vallu une si agréable attention
    d’accord qu’il faut bien savoir…à cela j’y ajoute mon mom; Réal Boucher, dit Ré en sobriquet
    j’ai réagi à l’idée *mirroir* dont vous faites mention sous Réagissez de Raymond
    j’ajoute à nouveau mon *grand merci* …je poursuis donc mon apprentissage

    merci encore et encore et joyeux festin de poésie en Montérégie, Ré

  • CARNETIER dit :

    Cher monsieur Réal Boucher
    Votre adresse de courriel n’apparait nulle part dans cette page. Votre nom on n’y peut rien, faut bien savoir qui fait un commentaire. Sinon à quoi servirait un carnet d’échange à propos de la poésie ?
    Vous avez toujours la possibilité d’utiliser un sobriquet. Mais alors comment vous reconnaître ?

  • réal boucher dit ré dit :

    et je suis toujours au vu et au su
    de l’un ou de l’autre
    parcourant par gré ou par hazard
    ce merveilleux site
    des poètes de Montérégie
    j’aimerais bien que n’apparaisse plus mon nom
    de même que mon adresse courriel
    pour qu’avec dame Muse
    je puisse écrire en toute paix

  • réal boucher dit ré dit :

    allo allo webmestre du cercle des poêtes…
    je ne comprends pas que mon nom et mon adresse courriel soient maintenus au site…
    merci de votre attention
    Ré en étonnement de voir toujours ses coordonnées au site apprécié…

  • réal boucher dit ré dit :

    on m’écrit en attente de modération
    ai-je trop écrit
    pour dire mon merci
    à Nico
    pour belles poésies

    oui oui la modération a bien meilleur goût
    à qui sait *20 fois sur le métier remettre son ouvrage*
    à mon tour d’ajuster modération
    à tempête de mots en réaction

    salut edimestre et webmestre
    du cercle de poésie de Montérégie
    votre site est magnifique
    y lire c’est entrer en contemplation

    mon commentaire en attente de modération
    vous revient sans restriction
    merci de votre accueil
    et poétisez encore avec détermination

    Ré tout content

  • réal boucher dit ré dit :

    lire pareille poésie et devenir voyageur de mots
    ne savoir écrire semblable poésie
    esprit trop fermé à impressionnisme d’ouverture
    au monde tout autour et à la nature si pure
    nostalgie à l’âme de ne pouvoir souscrire
    avec autant de brio à tel assemblage de mots
    pour dire décrire ouvrir à un infini
    que seul le voyageur du temps
    peut embrasser et y surfer gaiement
    lu et relu sans tout comprendre
    par manque de culture plus que d’ouverture
    je retombe alors dans mes petits pas
    enjambant mot sur mot
    et tenter de marcher vers cette poésie

    Ré saluant pareille richesse de mots

  • Nicole Descôteaux dit :

    Je viens d’entendre Chloé Ste-Marie- La mort- La mort nous laisse pantois, abasourdis par son scalpel tranchant. Je ne pourrai rien contre elle,
    même si je la déteste. J’envie ceux qui savent la braver, ceux qui ne lui laissent pas la chance de prendre le dessus sur nous et sur la vie.
    Parlez-m’en encore de la mort afin que j’approfondisse son mystère. Je reviendrai demain entendre les autres voix. Et vous… que pensez-vous
    de tout ça ?

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