Les Poètes de la Montérégie

Plus de 28 ans de rencontres avec des amis de la poésie

Gilles-Arthur LaRoquebrune

 



LA NOSTALGIErondeau LA VIE
La nostalgie, doux souvenir D’une fin de siècle à chérir,

Où la femme à la taille fine

Et à la démarche féline,

Allumait les coeurs, le désir.Des puceaux qui semblaient rougir,

Prenaient du temps à réagir

Devant celles qui les lutinent.

La nostalgie

De n’avoir point osé saisir

L’aventure ou le doux plaisir.

Ah! Malheur, belles citadines!

Nous vous admirions en sourdine,

Trop tard! Nous aurions dû choisir.

La nostalgie




 


La vie comme un grand torrent

Bouscule vers d’autres rives,

Le passé et le présent,

Le vécu de nos archives.

La vie inopinément,

Même de façon tardive,

Agrémente de piments

Ce que broient nos incisives.

La vie libéralement,

D’amitié jamais nous prive,

J’accueille cet agrément

Qui sans arrêt me motive.

La vie comme un ouragan

Démolit ce qui enivre,

Arrache le fil des ans

Puis ferme notre vieux livre.

LA ROQUEBRUNE   réside à Longueuil

Je suis né à Buckingham, jadis un petit village, maintenant une ville de Gatineau, le 27 novembre 1926.

J’ai fait mes études primaires et secondaires à Shawinigan, à Ottawa et finalement à Québec où j’ai obtenu un baccalauréat es Sciences pharmaceutiques en 1952, puis une licence en Pharmacie, la même année.

J’ai étudié la musique et le piano pendant dix ans. Cela m’a permis de payer mes études universitaires autant à Ottawa qu’à Québec, comme accompagnateur de plusieurs artistes d’ici et d’ailleurs.

Jeune, j’aimais écrire et dès l’âge de seize ans, je correspondais avec plusieurs correspondantes, autant en anglais qu’en français : en France, en Angleterre, aux É.-U., en Ontario, au Nouveau-Brunswick, aussi au Québec.

Au collège, j’ai appris à versifier et j’ai rapidement pris le goût à ce style d’écriture très apparenté à la musique par son rythme, sa mesure, sa musicalité. J’écrivais dans le journal du collège, plus tard à l’université. Puis j’ai continué dans les revues pharmaceutiques et dans le journal local en Beauce, où j’ai signé pendant cinq ans une chronique intitulée « Regards sans égards ».

Par la suite, j’ai écrit des paroles sur plus de quatre cents chansons de mes compositions. De plus, j’ai mis en musique des poèmes et des thèmes de deux magnifiques poètes, Ann Jourdain (née Simard) et Georgette Lacroix.

J’ai pratiqué la pharmacie pendant cinquante-trois années. Deux années comme représentant pharmaceutique (Pfizer); trente et une années comme propriétaire de plusieurs pharmacies; puis vingt années comme pharmacien-remplaçant, autant sur la Côte-Nord, la Gaspésie, le Nouveau-Brunswick, et finalement dans vingt-deux succursales du Groupe Jean Coutu.

Je me suis marié jeune, à vingt-quatre ans. De ce premier mariage j’ai eu cinq enfants, tous ont maintenant plus de cinquante ans. Je n’ai que deux petits-enfants.

À plus de quatre-vingt-quatre ans, j’écris toujours et poèmes et chansons et j’échange des « Impairs » avec plusieurs amis poètes via l’Internet. Ma préférence allant aux vers classiques selon les règles de la versification. Je sais que ce style est rejeté parce que méconnu, jugé trop contraignant ou prétentieux.

Enfin, la liberté existe pour tous et je respecte ce droit à la dissidence. Veuillez me pardonner ce long exposé qui va à l’encontre de ce que je prêche depuis toujours : CPCclarté, précision, concision.

La Roquebrune

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Une réaction sur “Gilles-Arthur LaRoquebrune”

  • Nicole Descôteaux dit :

    Je suis très heureuse de retrouver sur notre site une biographie, même brève, de Gilles LaRoquebrune. Gilles a été pour moi un personnage important dès mon entrée au cercle des poètes en 1996. En plus de partager notre poésie lors des rencontres chez René Boulianne nous avons entretenue durant quelques années des échanges épistolaires qui étaient autant prosaïques que poétiques. Il m’a initiée à quelques genres comme le pantoum, la villanelle, le lai… ce fut une véritable découverte ! Malheureusement, malgré ces enseignements amicaux, mon attirance allait et va encore à la poésie moderne. Sans doute ne suis-pas assez disciplinée? Non, je blague, chaque poète je pense possède un style qui lui est propre. C’est comme un vêtement qui nous colle à la peau et dans lequel on se sent confortable. À côtoyer Gilles il est impossible de ne pas vouloir aller au bout de soi, de tendre vers l’excellence. Il y est arrivé haut la main et je l’admire pour sa grande humilité.
    Pourtant le point final ne sera jamais atteint pour chacun de nous, poètes, car nous sommes sans cesse en mouvement et en transformation. Merci Gilles de nous avoir montré l’exemple de la discipline, de la rigueur, de la persévérance et de nous avoir toujours encouragés à poursuivre dans notre voie et de tendre vers le dépassement.

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